Partager l'article ! Carrier: Fini le passé, la chasse aux sorcières, les décors de campagne, les forêts hantées et ...
Fini le passé, la chasse aux sorcières, les décors de campagne, les forêts hantées et autres manoirs. C'est désormais dans le futur que je vous emmène avec Carrier, survival horror sorti en 2001 en dehors du japon (notamment au royaume unis), développé et édité par Jaleco, uniquement sur Dreamcast. Au passage j'en profite pour vous faire partager une jolie perle : Le jeu n'est jamais sorti en Europe, mais en achetant le jeu en import (seul espoir d'y jouer donc), vous vous apercevrez que la jaquette comme le jeu et ses dialogues sont traduits en français, anglais, allemand et espagnol. On sait que les éditeurs font souvent des choix totalement illogiques mais celui la est je pense en pôle position.
La première chose qu'on remarque avec ce jeu, c'est la complexité de son background planté par une très longue cinématique d'intro.
Nous sommes en 2023 et les dernières ressources naturelles du monde son âprement disputées. Le monde est désormais divisé en deux : l'hémisphère nord (formation des états du nord qui ont pour eux
la stabilité économique, la plupart des ressources restantes et une puissance supérieure. Et l'hémisphère sud, ensemble de pays qui ne fait que dépérir lentement, dont la population meure à petit
feu, notamment de faim et dont les terres ne sont que désolation infinie. Au comble du désespoir, l'organisation terroriste « la croix du sud » a été créée, dans le seul but de se faire
entendre du nord. Mais loin de réagir positivement à cet appel au secours, le nord a répliqué en formant l'ATN (alliance du traité de l'hémisphère nord), organisation anti terroriste dont le
principal but est de lutter contre la croix du sud. Dans ce contexte de guerre latente, le Heimdal a été créé pour apporter au nord une définitive invincibilité. Porte avion furtif virtuellement
inattaquable et surpuissant, le Heimdal rentrait de sa première mission en Afrique lorsque soudain, tout contact radio fut perdu avec lui. Le nord retient son souffle. Que se passe-t-il?
Pour le découvrir, deux équipes sont envoyées sur place et vous faites partie de la seconde...
Survival Horror à l'ancienne, Carrier ne vous dépaysera pas plus qu'un Resident Evil Code Veronica sorti sur la même console. Vous retrouverez le gameplay ultra rigide classique de ce type de jeu, l'impossibilité de viser et marcher en même temps, et les trois bonnes secondes nécessaires avant de pouvoir faire demi tour. Néanmoins, certains détails présent dans ce dernier Resident Evil se retrouvent ici. Le raccourci pour faire un tour à 180 degrés et la 3D en temps réel qui remplacera de temps à autres la vue classique et vous changera un peu de la 3D pré calculée qu'on retrouve dans la plupart des survival horror. Vous retrouverez les allés retours incessants, les « énigmes » axées sur la recherche d'objets clés et les documents que vous trouverez ici et là afin de peser l'ambiance et enrichir le background.
Vous allez donc, comme dans un Cold Fear, évoluer à bord de ce gros bateau et tenter de résoudre le mystère mystérieux pour lequel on vous a envoyé tout en essayant de survivre. Survivre? Et bien oui, quel survival horror ne vous fait pas trembler de peur de ne pouvoir sauver votre vie?
La menace de Carrier et son angoisse sont ici incarnées par une végétation luxuriante qui envahi le navire, mais surtout par ses membres d'équipage qui, contaminés par un étrange virus, sont
devenus complètement berserk et ne rêvent plus que d'une chose : vous dévisser la tête.
Parfois vous tomberez sur des survivants, mais la plupart du temps, lorsque vous verrez une forme bouger, il faudra la plupart du temps vous préparer à défendre votre vie.
Plus vous avancerez dans le scénario et plus les décors deviendront sombres, glauques, à mesure que vous vous rapprocherez de la source du mal qui règne en ces lieux.
Le jeu parvient à instaurer un climat angoissant grâce à des angles de caméra et des lieux soigneusement étudiés. Pas besoin de manoir hanté ou de sombres cimetières pour flanquer la frousse. Dans Carrier vous vous retrouverez dans des endroits certes métalliques et futuristes mais souvent plongés dans le noir et uniquement éclairés par des lumières défaillantes et clignotantes, renvoyant aux films de la saga Alien (Aliens le retour en premier lieu). Les musiques flanquent la frousse et sont très cinématographiques. Sur ce dernier point, je dirai que c'est un gros point fort du jeu qui rattrape un peu l'ensemble car bien que le jeu soit de très bonne facture, il manque un je ne sais quoi qui le rendrait vraiment effrayant. Ou peut être une chose qui est en trop, comme ce fameux scope qui permet de balayer une zone et détecter les formes vivantes qui s'y trouvent, tout en sachant si elles sont infectées ou non. Très sympa et original mais je ne sais pas si il est très judicieux dans un survival horror de donner un tel pouvoir au joueur sachant que le principe de ce type de jeu est justement de faire en sorte qu'il ai le moins de contrôle possible sur son environnement. De plus, le jeu n'est pas d'une difficulté insurmontable. Les soins et munitions ne sont pas si rares que ça, ce qui enlèvera une source de stress.
Bref, un survival horror qui ne révolutionne rien, récite Resident Evil à la perfection mais qui a quand même son environnement original pour lui et une bande son plutôt soignée.
A petit prix, je gage qu'il vous apportera entière satisfaction.
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